iPhone, Android : grâce à l’UE, vous pourrez enfin supprimer les applications pré-installées
L’UE veut forcer les marques de smartphones et les opérateurs à vous permettre de supprimer facilement les applications préinstallées sur Android, iPhone et iPad.
Les bloatwares sont un phénomène qui n’épargne aucun OS, qu’il s’agisse de ceux qui animent les PC ou les smartphones. La plupart des appareils sont livrés avec plusieurs applications pré-installées par l’éditeur du système, les OEMs (constructeurs) ou encore par les opérateurs.
Sur Android par exemple, nombreuses sont les applications installées par défaut. Certaines d’entre elles ne servent à rien, occupent inutilement de l’espace sur le stockage ou nuisent aux performances du smartphone.
Il existe des astuces pour désinstaller les applications Android par défaut, mais c’est un processus compliqué qui nécessite que le smartphone soit rooté. En effet, l’OS ne permet pas de supprimer une application préinstallée. Sous iOS, les choses sont un peu différentes. Apple permet depuis iOS 12 de désinstaller la plupart des applications par défaut sur iPhone, mais certaines ne peuvent pas être supprimées. C’est le cas de l’appli Safari ou encore de Messages.
Windows 10 compte lui aussi de nombreuses applications pré-installées qu’il est presque impossible de supprimer. Mais il existe comme toujours des méthodes de contournement pour reprendre le contrôle.
L’Europe veut rendre obligatoire une option pour supprimer les bloatwares
D’après le Financial Times, un nouveau texte en cours d’élaboration à l’UE va donner naissance à plusieurs mesures coercitives pour les constructeurs.
On n’a pas beaucoup de détails sur ce document, mais il est globalement orienté vers une gestion plus juste des solutions proposées par les OEMs et fournisseuses de systèmes. L’objectif est de mettre fin à l’abus de position dominante auquel s’adonnent certaines grosses entreprises du numérique.
Ces règles sont une suite logique de la condamnation de Google par l’UE en 2018. Une condamnation assortie d’une amende de plus de 5 milliards d’euros. L’entreprise était accusée de forcer l’utilisation de ses propres applications sur Android, au détriment de celles des concurrents. L’institution européenne avait ensuite forcé Google à mettre en avant les applications tierces et à permettre aux utilisateurs de choisir leurs solutions par défaut.
L’UE souhaite donc aller encore plus loin avec des règles plus globales qui s’appliquent à tous les géants de la technologie. C’est forcément une bonne nouvelle pour la concurrence, mais aussi pour les utilisateurs qui auront droit à plus de flexibilité.





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